LIBAN - LIGUE ARABE : L'echec du sommet à Beyrouth

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Le président libanais Michel Aoun est entouré de l'émir du Quatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al thani,et du président mauritanien,Mohamed Ould Abdelaziz, les deux chefs d'Etat qui n'ont pas snobé la rencontre, tenue à Beyrouth. Mais l’émir, seul dirigeant d’un pays influent de l’organisation à être venu, s’est rapidement éclipsé.

Son apparition éclair au Liban, geste de soutien au petit pays méditerranéen et pique aux rivaux du Golfe, Arabie saoudite en tête, aura évité un camouflet total pour Beyrouth : la plupart des chefs d’Etat avaient annulé leur venue.

La rencontre panarabe a été une occasion manquée pour le Liban. Le pays hôte, sans nouveau gouvernement depuis les élections de mai 2018, est apparu dans toutes ses divisions. Tandis que les discussions se déroulaient sous le regard du président libanais, désireux de faire de ce moment un événement prestigieux, Hani Qobeissi, un député du parti chiite Amal ,la formation du chef du Parlement, Nabih Berri , affirmait depuis le sud du pays qu’un sommet arabe « ne changera rien, ni au niveau arabe ni au niveau local ». Sa franchise tenait du règlement de comptes : l’entourage de Michel Aoun et celui de Nabih Berri sont à couteaux tirés. En verve, l’élu a poursuivi sur la situation interne : « On ne sait plus qui forme le gouvernement [au Liban] et qui est désigné pour le former. »

Le Monde

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